Le Faux-capitaine
Heterotis niloticus (Cuvier, 1829)
Famille des Arapaimidae • le cousin africain de l'arapaima, filtreur géant des plaines

| Nom français | Faux-capitaine, Heterotis. Autres noms : kongo (usage régional) |
|---|---|
| Nom scientifique | Heterotis niloticus (Cuvier, 1829) |
| Famille | Famille des Arapaimidae |
| Nom anglais (FAO) | African bonytongue |
| Noms locaux | Kongo, faux-capitaine ; noms en baoulé, bété, dioula à documenter |
| Milieu | Eau douce : fleuves, lagunes de plaine, retenues, plaines inondables. Pélagique côtier d'eau douce. |
| Statut IUCN | LC Préoccupation mineure. Introduit et acclimaté dans de nombreux bassins. |
Identification
Grand poisson au corps massif et comprimé, dos brun à gris, flancs argentés, grandes écailles bien visibles. Longue nageoire dorsale basse courant jusqu'à la caudale arrondie. Tête osseuse ; il appartient aux « langues osseuses » (ostéoglosses). À ne pas confondre avec le vrai capitaine (Polydactylus, marin/lagunaire) malgré le nom.
Les caractères qui ne trompent pas
Grandes écailles nettes et corps haut, argenté, très différent d'un silure.
Nageoires dorsale et anale longues et basses, se prolongeant vers la queue arrondie.
Organe respiratoire accessoire (épibranchial en spirale) : tolère les eaux pauvres en oxygène.
Bouche terminale sans barbillon (contrairement aux poissons-chats).
Taille et poids
Couramment 40 à 70 cm ; maximum publié autour de 1 m pour environ 10 kg.
Comportement et écologie
Filtreur et détritivore : il aspire vase, plancton, petits invertébrés et débris organiques. Tolère les eaux chaudes et désoxygénées grâce à son organe respiratoire, ce qui en fait une espèce phare de l'aquaculture extensive et de l'empoissonnement des retenues en Afrique de l'Ouest.
Reproduction et saison
Ovipare, remarquable bâtisseur : le couple construit un nid circulaire de végétaux (jusqu'à 1 m de diamètre) dans les herbiers inondés, y pond, puis garde les œufs et les alevins, qui se rassemblent en nuage au-dessus du nid.
Pratique de pêche
Techniques, de la plus à la moins efficace
À la ligne de fond avec appât végétal ou pâte, ou petits invertébrés, dans les zones calmes et herbeuses. Technique reine.
À l'épervier et au filet maillant en pêche vivrière.
Au flotteur avec amorce dans les retenues empoissonnées.
Combat en force, par tractions lourdes et rushes vers les herbiers où il cherche à s'emmêler. Bouche solide : ferrage franc. Se manipule sans piquant, mais le poisson est lourd et puissant.
Qualité culinaire
Chair blanche appréciée, un peu grasse, avec des arêtes intramusculaires à surveiller. Très consommé braisé, fumé ou en sauce ; poisson important pour la sécurité alimentaire des zones rurales.
Sources : FishBase (Heterotis niloticus, Cuvier 1829) ; IUCN Red List (Préoccupation mineure) ; FAO (aquaculture) ; Lévêque & Paugy. Noms locaux à documenter.