Le Maquereau espagnol
Scomber colias Gmelin, 1789
Famille des Scombridae • le petit maquereau de l’upwelling guinéen

| Nom français | Maquereau espagnol. |
|---|---|
| Nom scientifique | Scomber colias Gmelin, 1789 |
| Famille | Famille des Scombridae |
| Nom anglais (FAO) | Atlantic chub mackerel |
| Noms locaux | Sur les marchés et débarcadères ivoiriens : « Maquereau » (Ouattara et al., 2016). |
| Milieu | Espèce pélagique côtière qui vit en bancs serrés de la surface jusqu’à 300 m de fond, le plus souvent entre 50 et 200 m. |
| Statut IUCN | LC Préoccupation mineure. Voir corps de fiche. |
Identification
Corps fusiforme et allongé, section presque ronde, taillé pour nager en banc sans relâche. Dos bleu-vert marqué de fines lignes sombres sinueuses qui s’arrêtent au-dessus de la ligne latérale. Flancs et ventre argentés, parfois ponctués de petites taches grises diffuses sous la ligne latérale. Deux nageoires dorsales bien séparées, suivies d’une rangée de pinnules jusqu’au pédoncule caudal. Il se distingue du maquereau commun des eaux froides, Scomber scombrus, qui n’a pas de taches sous la ligne latérale et ne fréquente pas le Golfe de Guinée.
Les caractères qui ne trompent pas
Dos rayé de lignes ondulées obliques qui ne descendent pas sous la ligne latérale.
Petites taches grises éparses sous la ligne latérale, absentes chez le maquereau commun du nord.
Grand œil cerné d’une paupière adipeuse, museau pointu.
Cinq pinnules détachées derrière la dorsale et l’anale, caudale fourchue.
Taille et poids
Taille commune autour de 30 cm. Longueur maximale publiée environ 64 cm de longueur totale, pour un poids maximal de l’ordre de 2,9 kg (FishBase). La plupart des prises ivoiriennes pèsent moins de 500 g.
Comportement et écologie
Espèce pélagique côtière qui vit en bancs serrés de la surface jusqu’à 300 m de fond, le plus souvent entre 50 et 200 m. À la fois filtreur et prédateur, il se nourrit de petit zooplancton, de larves et de petits poissons.
Sur la façade ivoirienne, son abondance suit l’upwelling guinéen, ces remontées d’eau froide riche qui concentrent le plancton et les bancs. Espèce grégaire et nerveuse, sensible à la température, elle forme des concentrations exploitables au large du plateau continental. Statut IUCN de préoccupation mineure pour le genre, mais petit pélagique sous forte pression de la pêche industrielle régionale : donnée de stock locale à vérifier auprès du CRO.
Reproduction et saison
Ponte en eau libre, œufs et larves pélagiques. La présence et l’abondance sur la côte ivoirienne se renforcent pendant la saison froide de l’upwelling, grossièrement de juillet à septembre.
Pratique de pêche
Techniques, de la plus à la moins efficace
Au filet tournant et à la senne, méthode commerciale dominante sur les bancs repérés au large.
À la mitraillette de petits leurres brillants (sabiki) montés en grappe, redoutable quand le banc est sous le bateau.
À la traîne légère de petites cuillères pour capturer du vif destiné aux carangues et aux thazards.
Le combat : pris à la ligne fine, il se débat par vibrations rapides plus que par rushes. Son premier intérêt reste la fourniture de vif et la chair de consommation courante.
Qualité culinaire
Chair grasse, savoureuse, au goût prononcé. Excellente grillée, braisée ou fumée. Très répandue sur les marchés ivoiriens à petit prix. À consommer très fraîche car la chair s’oxyde vite.
Sources : FishBase (Scomber colias ; Scomber japonicus, distribution Indo-Pacifique) ; FAO Scombrids of the World, Collette et Nauen 1983 ; Ouattara et al. 2016.